Sequano - Aménager l'espace

« Imaginer des usages temporaires en attendant le démarrage des chantiers a du sens pour nous, dans notre logique de concevoir autrement la ville »

Le déroulement des chantiers, l’avancement d’un projet urbain sont des aventures peu communes dans leur temporalité et leur échelle. Dans l’imaginaire, le temps du chantier laisse dans l’attente de ce qui va arriver. Séquano Aménagement souhaite accompagner les mutations de demain, en développant plusieurs projets d’urbanisme temporaire à moyen terme. Les usages temporaires sont indispensables pour l’appropriation des projets mais aussi dans le rayonnement métropolitain. Les réalisations éphémères exploitent cette attente tout en permettant d’embellir, de pacifier les chantiers et l’espace public et contribuent à une meilleure compréhension du projet par les habitants. Ces actions permettront de communiquer autrement sur le projet, en lien avec la programmation ou les équipements futurs (école, logements, bureaux, etc.)

Chiffres clés

2 000 m2 dédiés
à la friche Miko

8 ateliers
de sensibilisation
à l’urbanisme pour
les écoliers

1 500 bastaings bois
pour la réalisation du
banc-paysage

1 grande serre de culture
de micro-pousses,
1 petite serre à semis
1 jardin pédagogique

 

Chiffres clés

L'ANIMATION
ESTIVALE

Durant l'été 2016, de nombreux événements ont animés la friche Miko et les berges de l’Ourcq. Le canal de l'Ourcq est devenu le terrain de jeu d'architectes, de comédiens, de designers, de DJ…. Bellastock a organisé les chantiers Superville en amont de leur festival annuel Superstock sur la friche Miko. D’DAYS a investi les berges avec le parcours sportif « le corps du Canal ». La compagnie Meliadès à Bondy à détourner de façon ludique les zones de chantiers afin d'amener les habitants à se réapproprier ces espaces et d'en faire des espaces de jeu, de création, de vie et de liberté. Le Paysan Urbain à Romainville a organisé des visites et des ateliers pédagogiques. Le parc nautique urbain entre le Décathlon et le pont de Bondy à Noisy-le- Sec a proposé des activités sportives. Le comité départemental du tourisme de la Seine-Saint- Denis a initié de nombreux rendez-vous avec ses partenaires culturels pendant l’été du canal: performances de hip hop, concerts, bals…


Tous ces évènements ont permis de découvrir le canal de l’Ourcq et son territoire, de s’approprier de nouveaux lieux et de renouer avec la vie au bord de l’eau. Ce côté animé et festif préfigure les usages de demain et répond aux nouveaux désirs de ville exprimés par le plus grands nombres.

LA FRICHE
MIKO

Après la réalisation du port de loisirs pendant l’été du canal 2015, la friche Miko est devenue l’atelier-laboratoire du réemploi sur la Plaine de l’Ourcq. Bellastock, association d’architecture expérimentale œuvrant pour la valorisation des lieux et de leurs ressources et travaillant sur des problématiques liées aux cycles de la matière occupe un terrain de 2 000 m² de l’îlot I2b, appelé « friche Miko » dans la ZAC écocité-canal de l’Ourcq à Bobigny  – concédant : établissement public territorial Est Ensemble. Cette occupation fait suite à l'appel à manifestation d’intérêt lancé par Est Ensemble. Ce temps de l’occupation éphémère a pour objectif de mettre en place une dynamique collective autour des questions du réemploi, de la nature en ville et plus globalement de l’économie circulaire, comme leviers d’une transformation urbaine durable. Il s’agit de proposer une méthode qui soit reproductible et qui puisse par la suite s’adapter à l’échelle des 4 ZAC de la Plaine de l’Ourcq, de Romainville à Bondy. Ce projet reçoit des financements du programme d’investissement d’avenir de l’État, de la deuxième tranche de l’appel à projets « écocité – ville de demain » dédiée à l’innovation urbaine et à la transition énergétique.

La friche Miko se transforme en un véritable un lieu de création, de stockage, de production et de partage sur le ré-emploi.

LE PAYSAN
URBAIN

Depuis 2015, l’association Paysan Urbain occupe la friche A6 située en face du Pavillon de l’Horloge dans la ZAC de l’Horloge à Romainville – concédant : l’établissement public territorial Est Ensemble. Cette occupation fait suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par Est Ensemble. Forte de ses bénévoles, est créée une micro ferme urbaine pour la culture de jeunes pousses hors sol et un jardin pédagogique avec un poulailler d’une dizaine de poules. L’association teste la production de micro-végétaux issus de 9 espèces végétales (radis, roquette, moutarde, pois, tournesol,…) sous serre en milieu urbain. Les serres font respectivement 50 et 160 m². Ces très jeunes plants poussent vite (3 semaines environ) et sont riches en nutriments et en goût. Un chantier d’insertion (2 salariés) exploite ces micro-pousses afin d’être vendues en circuit court. Ce projet reçoit des financements du programme d’investissement d’avenir de l’État, de la deuxième tranche de l’appel à projets « écocité – ville de demain » dédiée à l’innovation urbaine et à la transition énergétique.

Cette ferme urbaine agro écologique, économiquement viable, socialement responsable et inscrite dans leur territoire tout en étant connectées aux agriculteurs ruraux et péri-urbains permet de renouer avec la nature en ville.

pour en savoir plus, téléchargez la brochure
 » La Plaine de l’Ourcq « 

Chiffres clés

Ateliers pédagogiques

Ateliers
pédagogiques
/

Dans la ZAC du quartier durable de la plaine de l’Ourcq à Noisy-le- Sec, les enfants participent depuis mars 2016, à une série d’ateliers sur le renouvellement urbain. Ces ateliers sont animés par Ateliers Ville. L’un des principaux objectifs des ateliers pédagogiques est de sensibiliser les enfants à leur environnement et à l’aménagement urbain au sens large, leur faire comprendre que les villes évoluent et qu’ils seront acteurs de ce changement par la participation. Cela passe également par l’apprentissage de notions et de vocabulaire : la façade, l’espace public etc. Le projet a aussi été lancé pour expliquer le chantier et préparer les enfants aux inconvénients qu’il engendre. Ce travail a été réalisé pendant le temps périscolaire, sur la base du volontariat des enfants de deux écoles : maternelle Jean Renoir et primaire Quatremaire. Pour chaque groupe, il y a eu quatre séances, théoriques et pratiques. Les deux premiers ateliers ont servi à échanger autour de plans puis de balades sur le terrain en renouvellement. Les deux derniers rendez-vous ont été l’occasion de travailler sur un petit projet en rapport avec la rénovation de l’école Jean Renoir dont les travaux vont démarrer début 2017. Les élèves ont alors produit des maquettes très simples en mettant l’accent sur la création d’espaces de jeux. A suivre, une exposition et de nouveaux ateliers pour la rentrée 2016/2017.

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Street Art

Street art
/

Il s’agit de toutes formes d’art réalisé dans la rue ou dans des lieux publics et englobe diverses méthodes telles que le graffiti, le graffiti au pochoir, les stickers, les posters, la projection vidéo, les installations de lumière, la céramique, etc…. On en retrouve sur les murs, les trottoirs, les rues, dans les parcs … et aussi dans les projets urbains !

L’association Graffart a revisté les 4 éléments la terre, le feu, l’eau et le vent. pour le skate park du Grand Parc de Saint-Ouen dans la ZAC des Docks.

Le mur de la rue Miriam Makeba dans la ZAC Hôtel de Ville à Bobigny a retrouvé des couleurs avec l’installation d’une fresque signée Agnès Frégé. « Au départ, explique-t-elle, il y avait une demande : imaginer une fresque, située dans une nouvelle rue de Bobigny, sur un mur gris de 37 m de long et de 5 m de haut… ». La rue Miriam Makeba, est un hommage à la chanteuse d’Afrique de sud née en 1932 à Johannesburg, grande figure de la lutte contre l’apartheid. « En pensant à elle, à son pays, à sa lutte, parmi les trois projets proposés, me vient un dessin à la craie sur tableau noir aux figures abstraites, assemblant des rythmes de lignes, de points, de croix. ». L’avis d’enfants de Bobigny est alors sollicité sur ce projet : ils souhaitent des éléments figuratifs, lisibles par tous. Agnès frégé a alors retravaillé les formes de sorte qu’imbriquées elles deviennent des animaux, des végétaux. À la façon des nuages, chaque passage est l’occasion de découvrir une espèce différente, petite ou grande, sauvage ou domestiquée. « C’est une fenêtre ouverte sur la diversité de la nature, une danse d’êtres vivants. Mammifères, oiseaux, poissons, mollusques, reptiles cohabitent sur ce mur. Le mur décoré permet également de présenter le projet urbain puisque plusieurs panneaux d’information ont été intégrés à la création.

A Aubervilliers dans la ZAC Emile Dubois, au pied de la station de métro Fort d’Aubervilliers des street-artistes engagés pour l’environnement ont réinterprété du mobilier urbain au moment de la COP21 avec l’association Art en ville. Sous leurs pinceaux, le mobilier urbain s’est transfiguré pour évoquer les migrations animalières, l’agriculture raisonnée, le réchauffement climatique, la relation de l’homme à son environnement naturel…

Quant au canal de l’Ourcq… venez y faire un tour !

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Le banc paysage

Le banc
paysage
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Installé depuis 2014, le « banc-paysage » sur la ZAC Bords de Seine à Bezons, a été imaginé par
l’artiste-plasticien Gilles Brusset.  Face au terminus du tramway, entre les espaces publics tout neufs et les façades d’un parking silo voué à la démolition subsistait une bande enherbée de formes et d’usages aléatoires mesurant de 2 à 7 mètre de large sur près de 70 mètres de longueur. Gilles Brusset et l’équipe de l’atelier EEM ont exploité cette attente tout en permettant d’embellir et de pacifier les chantiers et l’espace public. Ce « banc-paysage » contribue à donner, sans attendre la fin des aménagements, des qualités urbaines et d’usage à cette place. C’est également un mobilier urbain d’anticipation faisant le lien entre le temporaire et le permanent : il permet de préfigurer la programmation future de l’espace public, de tester certaines pratiques et ainsi de contribuer à une meilleure compréhension du projet par les habitants. Un grand mail paysager – le mail Léser – sera aménagé à cet endroit en fin d’opération, soit à l’horizon 2018, et permettra de relier le centre ville de Bezons aux berges de Seine. En attendant ce mail, ce lieu d’un nouveau genre que chacun peut s’approprier librement, a été investi par les habitants. Il devient un lieu de promenade, de lecture, de rencontre et d’échange, de flânerie et de rêverie, le temps d’une pause ou d’un pique-nique… L’espace public est conçu pour être habité, vécu et animé et non pour être regardé !

L’ensemble du banc-paysage de 70 m de long (correspondant à deux trams) est construit avec un modèle unique le bastaing, cet élément en bois de la construction. Une partie des bastaings a été récupéré des chantiers environnants. La toile-miroir située sur le parking silo, est également une installation éphémère associée au « banc-paysage ». La dizaine de bandes verticales de miroirs de 10 x 600 cm prennent la forme d’une sculpture cinétique. Les reflets de la ville en chantier et la réflexion en contre-plongée depuis les espaces publics, des lumières du ciel, font disparaître les images de projets figurées sur la toile existante et anticipent ainsi la disparition programmée du parking-silo.

« Par cette démarche, le temps des chantiers devient un temps vivant qui offre dès maintenant des qualités d’usage d’espace partagé aux habitants », Gilles Brusset

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